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La programmation dans les programmes scolaires en France

Par L'équipe pédagogique Early Eyes · 7 min de lecture · Mis à jour juin 2026

Des enfants apprennent la programmation ensemble sur un ordinateur dans une salle informatique d'école
Photo : Gustavo Fring via Pexels

En bref

Oui, la programmation figure bien dans les programmes scolaires en France. L'initiation au code commence dès le primaire au cycle 3 (CM1, CM2, 6e), se poursuit au collège en mathématiques et en technologie au cycle 4 (5e, 4e, 3e), puis au lycée avec l'enseignement SNT en seconde et la spécialité NSI. À l'école, la programmation passe surtout par l'algorithmique et des outils visuels comme Scratch, plutôt que par un langage textuel complet.

La programmation est-elle vraiment au programme scolaire en France ?

Oui. Depuis la réforme des programmes de 2016, l'initiation à la programmation et à l'algorithmique fait partie intégrante des enseignements obligatoires de l'école française, du primaire au lycée. Il ne s'agit pas d'une matière à part entière avec sa propre note, mais d'un ensemble de compétences intégrées principalement aux mathématiques et à la technologie.

Concrètement, votre enfant rencontrera la notion d'algorithme, de séquence d'instructions, de boucle et de condition au fil de sa scolarité, le plus souvent à travers des activités de programmation visuelle. L'objectif officiel n'est pas de former de jeunes développeurs, mais de développer la pensée logique, la capacité à décomposer un problème et la culture numérique de tous les élèves.

À l'école primaire : le code commence au cycle 3

Au primaire, la programmation apparaît surtout au cycle 3, qui regroupe le CM1, le CM2 et la classe de 6e (cette dernière se déroulant au collège). Les élèves y abordent leurs premières notions de programmation, généralement dans le cadre des mathématiques, autour de l'idée de déplacement et de tracé géométrique.

À cet âge, on ne demande pas d'écrire un programme complexe. Les enseignants privilégient des activités courtes et concrètes : programmer le déplacement d'un personnage sur un quadrillage, faire tracer une figure, comprendre qu'une consigne mal ordonnée donne un résultat inattendu. C'est aussi l'âge idéal, selon de nombreux enseignants, pour relier le code aux mathématiques et au repérage dans l'espace.

  • Découvrir la notion d'algorithme : une suite d'instructions ordonnées.
  • Programmer des déplacements (avancer, tourner) et des tracés simples.
  • Comprendre la répétition (boucle) pour dessiner des formes régulières.
  • Coder le déplacement d'un objet sur un quadrillage ou un plan.
  • Repérer et corriger une erreur dans une suite d'instructions.

Au collège : l'algorithmique en maths et en technologie

Le cycle 4 (5e, 4e, 3e) approfondit nettement la programmation. En mathématiques, les élèves écrivent des algorithmes et des programmes pour résoudre des problèmes, manipuler des variables et utiliser des conditions. En technologie, le code sert souvent à piloter des objets : feux de circulation simulés, capteurs, mini-robots ou systèmes automatisés.

L'outil de référence au collège reste très majoritairement Scratch, un environnement de programmation par blocs développé par le MIT. L'élève assemble des instructions visuelles plutôt que de taper du texte, ce qui réduit les erreurs de syntaxe et permet de se concentrer sur la logique. Certains établissements introduisent aussi, en fin de collège, une première approche d'un langage textuel comme Python.

  • Écrire des algorithmes avec variables, boucles et conditions.
  • Programmer des scénarios interactifs et de petits jeux avec Scratch.
  • Piloter des objets et systèmes en cours de technologie.
  • Tester, déboguer et améliorer un programme existant.
  • Découvrir parfois Python comme première approche du code textuel.

Au lycée : SNT en seconde et spécialité NSI

Au lycée général et technologique, tous les élèves suivent en classe de seconde l'enseignement de Sciences numériques et technologie (SNT). Ce cours aborde le fonctionnement d'Internet, des réseaux sociaux, des données et la programmation, souvent avec le langage Python.

Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, la spécialité Numérique et sciences informatiques (NSI) est proposée en première et en terminale. Elle approfondit l'algorithmique, les structures de données, la programmation en Python et les bases de l'informatique théorique. C'est la voie privilégiée vers les études supérieures liées au numérique, à l'ingénierie ou à la science des données.

Pourquoi enseigner le code à l'école ? Les objectifs visés

L'introduction de la programmation à l'école ne vise pas à faire de chaque élève un informaticien. L'enjeu est plus large : former des citoyens qui comprennent le monde numérique dans lequel ils grandissent, plutôt que de simples consommateurs d'applications. Apprendre à coder, c'est apprendre à penser de façon structurée.

Les bénéfices sont aussi transversaux. Décomposer un problème en étapes, anticiper les erreurs, tester et corriger : ces réflexes nourrissent les mathématiques, les sciences, mais aussi la rédaction et l'organisation. La programmation valorise enfin l'erreur comme une étape normale de la réflexion, un état d'esprit précieux pour toute la scolarité.

  • Développer la pensée logique et le raisonnement par étapes.
  • Apprendre à décomposer un problème complexe en sous-problèmes.
  • Renforcer les liens avec les mathématiques (angles, repérage, calcul).
  • Cultiver la persévérance en dédramatisant l'erreur et le bug.
  • Acquérir une culture numérique de citoyen, au-delà du simple usage.

Comment accompagner son enfant à la maison ?

Beaucoup de parents constatent que la programmation vue en classe reste parfois rapide ou inégale d'un établissement à l'autre, faute de temps ou de matériel. Compléter à la maison, sans pression et sous forme de jeu, aide l'enfant à consolider ces notions à son rythme. L'idéal est de prolonger ce que l'école initie : séquences, boucles, conditions, le tout par la pratique et l'expérimentation.

C'est exactement l'approche d'Early Eyes, une application française pour les 8 à 12 ans : l'enfant écrit du vrai code qui dessine à l'écran, façon tortue Logo, et progresse à travers 6 mondes et 33 leçons couvrant les concepts au programme scolaire. Le tuteur IA « Early » guide par indices progressifs sans donner la réponse, l'enfant exécute son code et voit le résultat. Côté sécurité, le prénom n'est jamais envoyé à l'IA et les comptes fonctionnent par identifiant et code, sans email enfant. L'accès est gratuit pour démarrer, ce qui permet de tester sereinement.

Quel que soit l'outil choisi, le bon réflexe reste le même qu'en classe : laisser l'enfant manipuler, voir le résultat de son code et corriger ses erreurs lui-même. Privilégiez un outil en français, adapté à son âge, avec une vraie exécution du code plutôt que de simples questions à choix multiples qui testent la mémoire.

  • Prolongez les notions du programme : séquence, boucle, condition, variable.
  • Préférez des séances courtes de 15 à 25 minutes, régulières plutôt que longues.
  • Choisissez un outil en français avec une vraie exécution du code.
  • Accompagnez par des questions plutôt qu'en donnant la solution.
  • Valorisez l'erreur et la persévérance, comme le font les enseignants.

Quels outils sont utilisés en classe et à la maison ?

À l'école, le grand classique reste Scratch, gratuit et très répandu du primaire au collège. On trouve aussi des plateformes d'exercices en ligne comme Code.org, des activités débranchées (sans ordinateur, sur papier) pour comprendre l'algorithmique, et parfois Python en fin de collège ou au lycée. Chaque outil a sa logique : blocs visuels pour débuter, code textuel pour aller plus loin.

À la maison, le choix est encore plus large. L'essentiel est de retrouver les mêmes fondamentaux que ceux du programme, dans un cadre rassurant. Un outil qui montre immédiatement le résultat du code, qui dédramatise l'erreur et qui parle français aidera votre enfant à faire le lien avec ce qu'il voit en classe, sans le décourager.

  • Scratch : programmation par blocs, référence à l'école.
  • Activités débranchées : comprendre l'algorithmique sans écran.
  • Code.org et plateformes d'exercices guidés en ligne.
  • Python : première approche du code textuel en fin de collège et au lycée.
  • Applications de code-dessin (tortue Logo) pour relier code et géométrie.

La programmation au fil de la scolarité : le récapitulatif

NiveauClassesOù le code apparaîtOutils principaux
Cycle 3 (primaire)CM1, CM2, 6eMathématiques : algorithme, déplacements, tracésScratch, activités débranchées
Cycle 4 (collège)5e, 4e, 3eMaths (variables, boucles, conditions) et technologie (pilotage d'objets)Scratch, parfois Python en fin de collège
Lycée (seconde)2deSNT (Sciences numériques et technologie), enseignement obligatoire pour tousPython
Lycée (cycle terminal)1re, TerminaleSpécialité NSI : algorithmique, structures de données, programmationPython

Et si votre enfant essayait ?

Early Eyes apprend à coder aux 8-12 ans, en français, gratuitement pour démarrer.

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Questions fréquentes

À partir de quel âge le code est-il au programme en France ?

L'initiation à la programmation débute au cycle 3, c'est-à-dire dès le CM1 (vers 9-10 ans), puis se poursuit au CM2 et en 6e. Avant, en cycle 2, les élèves abordent surtout la notion d'algorithme de façon très simple. La programmation s'intensifie ensuite au collège, en mathématiques et en technologie.

Quel logiciel de programmation est utilisé à l'école ?

Scratch est de loin l'outil le plus utilisé du primaire au collège : c'est un environnement gratuit de programmation par blocs développé par le MIT. On rencontre aussi des activités débranchées et des plateformes en ligne. En fin de collège et au lycée, le langage Python est souvent introduit pour passer au code textuel.

La programmation est-elle une matière notée ?

Non, la programmation n'est pas une matière à part avec sa propre note. Elle est intégrée à d'autres disciplines, principalement les mathématiques et la technologie. Les compétences en algorithmique peuvent toutefois être évaluées dans le cadre de ces matières, par exemple à travers un exercice de programmation lors d'un contrôle.

Mon enfant peut-il apprendre le code en dehors de l'école ?

Oui, et c'est même recommandé pour consolider les notions vues en classe. Des séances courtes et régulières à la maison, sous forme de jeu, aident l'enfant à progresser à son rythme. Privilégiez un outil en français, adapté aux 8-12 ans, qui exécute réellement le code et valorise l'erreur plutôt qu'un simple quiz.

Faut-il savoir coder pour aider son enfant à la maison ?

Non. Les outils pensés pour les enfants guident pas à pas et fournissent des indices. Votre rôle est d'encourager et de poser des questions, pas d'enseigner la syntaxe. Beaucoup de parents découvrent les bases en même temps que leur enfant, ce qui renforce sa motivation et la complicité autour de l'apprentissage.

Quelle est la différence entre SNT et la spécialité NSI au lycée ?

La SNT (Sciences numériques et technologie) est un enseignement obligatoire pour tous les élèves de seconde, qui donne une culture numérique générale. La spécialité NSI (Numérique et sciences informatiques) est un choix approfondi en première et terminale, centré sur l'algorithmique, la programmation Python et les structures de données.